La préparation de sol
Pour que l’opération de plantation se déroule rapidement et aisément, il est important que le sol soit suffisamment bien préparé pour planter les mottes sans effort. Le passage d’un rotavator ou d’une rotobêche, par exemple sont des options intéressantes pour les grandes parcelles. Il est important d’apporter de la matière organique, si possible, un mixte végétal et animal, bien décomposé, pour assurer la qualité du sol et de la future plantation.
Le paillage
Il est possible tout de suite de mettre un paillage, soit un paillage ,plastique, pré-troué ou non, de la toile tissée idéale, ou un paillage végétal mort. Cela permettra par la suite de contrôler l’enherbement.
La densité de plantation
Nous pouvons partir sur 16 mottes au m² ou de 20 à 25 cm de distance sur ligne, espacées de 25 cm à 30 cm de distance entre ligne suivant que nous sommes en mottes 2 à 3 graine ou mottes 4 à 5 graines. Enfoncer la motte sans couvrir les tiges.
L’irrigation
Au vu de la densité élevée du riz, l’aspersion semble la méthode d’irrigation la plus adaptée. Attention, le riz peut atteindre 1,5 m de hauteur. Il n’est absolument pas nécessaire de sur-irrigué ; La variété de riz péi Dourado peut se faire en pluviale, c’est à dire sans irrigation, juste avec la pluie, en été dans les hauts de l’ouest. Ne pas céder au à priori. On optera pour une irrigation par jour lors de l’installation de la plantation le premier mois ; Puis on pourra espacer les irrigations tous les deux jours, voir plus en fonction du climat et du développement de la plante ; Passer la floraison, il est important, si possible, de bien veiller à ce que la plantation ne se dessèche pas, si vous êtes irrigué, afin d’optimiser votre quantité et qualité de rendement ; Toujours sans excès d’irrigation..
la fertilisation
A la préparation de sol, un amendement organique, si possible un mixte animal/végétal, entre 10 à 20 tonnes à l’hectare est recommandé. L’équilibre de fertilisation est estimé à 60 30 90 ; En pratique, faire un premier apport de fertilisants, engrais organique, et ou, minéral, après un mois de plantation. Choisir une formule pour le développement assez élevé en azote. Faire un deuxième apport juste avant la floraison vers 2,5 mois, juste avant la floraison. Choisir une formule pour la fructification, assez élevé en potasse. Positionner la fertilisation après les désherbage, toujours.
Le désherbage
La motte nous garanti une avance sur les herbes. S’il n’y a pas de paillage, l’enherbement est un risque important ; Notamment lors du premier mois ; le désherbage manuel est délicat mais possible ; Il faut intervenir à un stade ou les herbes sont petits afin de ne pas déterrer les mottes de riz lors de l’arrachage des herbes. Le temps de main d’oeuvre peut être conséquent
La protection contre les oiseaux
A l’approche de la récolte, Il est nécessaire de prévoir une protection contre les oiseaux, en général les filets ;
La récolte
Quand ? En général, à la maturité physiologique idéale des paddys qui se situe à un taux d’humidité de 20 à 25 % soit entre 25 et 35 jours après floraison. Il s’agit de récolter les panicules, en général lorsque 70 % des panicules ont une couleur paille et que le grain sur la partie inférieur de la pannicule sont au stade pâteux dur. La tige sort droit, s’alourdit et donc se courbe au fur et à mesure que le grain se rempli après la fécondation. La récolte à la Réunion se fait à la main, ou à la débroussailleuse. La coupe s’opère 20 à 30 cm au dessus du sol. Il existe des outils de tout type et dimensionnement de part le monde. A la Réunion, nous n’avons pas connaissance de mécanisation de la récolte. Récolter au bon moment assure une bonne qualité de grains. une haute valeur marchande. Un bon pourcentage de germination. une bonne comestibilité. Une bonne conservation.
Le battage
Consiste à séparer le grain du panicule. Par impact en général. Par contact mécanique du panicule avec un solide, et le choc sépare les grains des panicules. Le battage peut être manuel ou mécanique, il existe des outils sur l’île. Les grains sont très solides et il n’est pas à craindre un risque de brisure à ce stade.
Le nettoyage
Consiste à séparer les corps étrangers des paddys. Va garantir les conditions d’un bon usinage. Voir d’un bon stockage. Les méthodes à ventilation sont souvent utilisés ici, sur les tables densimétriques.
Le décorticage
Consiste à débarrasser le grain de son enveloppe : Cette opération est fastidieuse à la main, tellement la coque est solidaire du grain et résistant. Une machine est nécessaire pour cette opération. Il existe différent type de machine sur le marché, qui se caractérise par leurs vitesses de travail (nombre de kg paddy traité par heure), leur pourcentage de brisure (taux de brisure). Il est important de préciser qu’avant tout usinage, il est nécessaire de vérifier que le riz est dans des conditions apte à être usiné (taux d’humidité du riz paddy). Cette opération sans l’étape suivante donne du riz complet.
Le blanchissage
Consiste à à polir le grain de riz décortiqué, ce qui donnera du riz blanchi : De même, il existe différent type de machine sur le marché, qui se caractérise par leurs vitesses de travail (nombre de kg de riz complet traité par heure), et leurs pourcentage de brisure (taux de brisure). Ici aussi, il est encore plus recommandé de vérifier que le riz est dans des conditions apte à être poli (taux d’humidité du riz complet, sous peine d’encombrement de la machine).