FAQ

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  • On croise les doigts !

  • Reposant sur des intrants coûteux et fortement consommatrice d’énergie, l’agriculture largement pratiquée aujourd’hui n’apparaît pas comme le meilleur choix pour bon nombre d’experts.

    Plusieurs études montrent que le rendement de l’agriculture biologique peut atteindre 80 % du rendement de l’agriculture conventionnelle en moyenne.

    Enfin, la question de la sécurité alimentaire ne se résume pas à la simple production agricole. Il s’agirait plutôt de relocaliser la production agricole pour une meilleure autosuffisance alimentaire et de diversifier les ressources pour diminuer les risques de famine (pour en savoir plus : site web de la FAO, conférence internationale sur l’AB et la sécurité alimentaire, Rome, mai 2007).

  • L’exploitant peut choisir le mode de conversion de son exploitation :

    •  soit la conversion simultanée de l’ensemble de l’unité (cheptel + productions végétales liées à l’atelier): 2 ans
    •  soit la conversion non simultanée de l’unité: conversion des terres (2 ans), puis des animaux selon des durées propres à chaque espèce.
  • Pour les espaces boisés ou les parcelles en prairie ou en friche depuis 3 ans, il est possible de réduire la période de conversion si on prouve une antériorité d’au moins 3 ans sans intervention chimique. La demande doit être adressée à l’INAO (via organisme certificateur) avant tout retournement complet de la parcelle.

  • Le règlement européen RCE 889/2008 définit les durées de conversion à l’agriculture biologique comme suit :

    •  Pour les productions végétales de type cultures annuelles ou semi-pérennes (type prairie) = 2 ans de conversion;
    •  Pour les cultures pérennes  de type vergers, vignes, petits fruits = 3 ans de conversion.
  • Pour des terres conduites en agriculture conventionnelle, le règlement européen impose de passer par une période de conversion pour répondre au cahier des charges de l’agriculture biologique. Durant celle-ci, le producteur applique la réglementation AB, mais les produits et récoltes ne peuvent pas bénéficier ni du label, ni des prix de vente en AB. Pour les végétaux, une valorisation « produit en conversion vers l’AB » (la récolte en 2ème année de conversion : C2) est possible pour certaines espèces destinées à l’alimentation animale. La conversion peut concerner une partie (mixité bio et non-bio) ou la totalité de l’exploitation.

  • Oui, on appelle cela la mixité. La mixité est la conduite simultanée, sur une même exploitation, de productions en agriculture biologique et en conventionnel.

  • Oui ! Les opérateurs de la filière bio prennent toutes les mesures de précaution nécessaires pour éviter les contaminations extérieures quelle que soit leur origine (distances de sécurité avec les champs voisins si nécessaire, installation de haies, de fossés, etc…).

  • Seuls les produits suivants peuvent être issus du mode de production biologique :

    • les produits agricoles non transformés comme par exemple les céréales, les légumes, les fruits, les fleurs d’ornement, le coton, le lait, les œufs, les animaux ;

    • les produits agricoles transformés destinés à l’alimentation humaine, tels que le pain, les fromages, les plats cuisinés ;

    • les aliments destinés aux animaux. Par exemple : les tourteaux de soja ;

    • les semences et matériels de reproduction végétative.